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FLIP, l'algorithme, S2|Ep9: De #Rockland à #FaireDuBruit

Diandra rencontre la rappeuse Sarahmée pour parler persévérance. Krystel vante les bienfaits du silence et Marianne nous explique l’art de ne rien faire. On te dessine le scorbut, on visite l’Académie internationale de hockey à Rockland et on fait du brainstorming sur les cabanes à sucre. Pascal doit aider AlgoFLIP avec un problème de mise à jour!



Réalisateur: Emmanuel McEwan
Année de production: 2020

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Dans les bureaux de Flip, PASCAL joue au jeu des noms dans le front avec ses collègues LP DION, CATHERINE CORRIVEAU et la productrice FABIENNE LABBÉ. C’est au tour de FABIENNE de deviner; elle a un carton écrit «Rockland» sur son front.] [FABIENNE LABBÉ:] OK... Euh... [LP DION:] OK, c'est une banlieue d'Ottawa. C'est juste à côté. [FABIENNE LABBÉ:] Cumberland... Hawkesbury... Cornwall... [LP DION:] Non. [CATHERINE CORRIVEAU:] C'est sur la 17, là. [FABIENNE LABBÉ:] Euh... Alfred... Saint-Albert. [PASCAL BOYER:] Non, non. Il y a comme quatre maisons de retraite dans ce village-là. Come on! [Le temps est écoulé] [TOUS:] Ah! [FABIENNE va pour enlever le nom sur son front.] [PASCAL BOYER:] Non, non, enlève-le pas. [PASACL prend une photo de FABIENNE avec son nom dans le front, puis publie la photo avec les mots-clics «#Rockland» et «#LesMotsMeManquent».] [LP DION:] T'étais vraiment proche, je te jure. [CATHERINE CORRIVEAU:] Oui? Bien, pas vraiment, là, mais... [Le téléphone de PASCAL se met à grésiller, puis PASCAL se dématérialisée en une nuée de pixels et disparaît.] [FABIENNE LABBÉ:] C'était quoi? [LP DION:] Rockland, ville du rock. [CATHERINE CORRIVEAU:] La ville des roches. [FABIENNE LABBÉ:] Ah... [Générique d’ouverture] [Titre:] [Flip l’algorithme] [En arrivant dans le décor virtuel de Flip, PASCAL, dont le nom de compte Instagram est le @pascaljustinb, se cogne la tête.] [PASCAL BOYER:] [S’adressant au public de l’émission] Aïe! Oh... Salut, tout le monde. Bienvenue dans l'algorithme, bienvenue chez Flip. Hé, Algo, ça te tentait pas de me faire arriver comme d'habitude? [ALGOFLIP, l’intelligence artificielle, s’exprime de sa voix désincarnée. Par contre, un léger grésillement se fait également entendre.] [ALGOFLIP:] Oh... Je sais pas. T'es tombé? Pauvre toi. [PASCAL BOYER:] Euh, ça va pas, là, Algo? [ALGOFLIP:] Il y a quelqu'un qui a fait une mise à jour dans mon logiciel, puis je pense pas que ça s'est bien passé. [PASCAL BOYER:] Bien, là... T'es-tu sûr que tu veux faire un épisode maintenant? Tu devrais peut-être juste te reposer. [ALGOFLIP:] Non, non... Oui, oui. [PASCAL BOYER:] Hein? [ALGOFLIP:] Oui, oui... Non, non... C'est oui... Oui. Des fois, on se sent pas à notre place, mais on finit quand même par être bon. Comme Diandra quand elle est allée à l'Académie internationale de hockey... [Un long bit se fait entendre.] [PASCAL BOYER:] [Complétant la phrase d’ALGROFLIP] De Rockland. [ALGOFLIP:] Oui, c'est ça. [PASCAL BOYER:] C'est ça. [Un reportage de DIANDRA GRANDCHAMPS débute. DIANDRA, dont le nom de compte Instagram est le @diandragr, s’approche de la patinoire d’un aréna en uniforme de hockey. Elle monte sur a glace et avance timidement.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Je patine en ce moment! [La ville de Rockland est montrée sur une carte de l’Ontario.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:][Narratrice] Rockland est reconnu pour trois choses: ses inondations, Boston Pizza et l'Académie canadienne et internationale de hockey. [DIANDRA est devant l’Académie de hockey et s’adresse au public de l’émission.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] C'est ici que les jeunes prometteurs se retrouvent pour voir propulser leur carrière. Et aujourd'hui, je vais passer la journée avec un coach, avec un étudiant, et je vais même essayer d'apprendre à jouer au hockey. Ça commence maintenant! [À l’Académie, ANDRÉ SAVAGE, directeur et entraîneur, est interviewé.] [ANRDÉ SAVAGE:] L'Académie de hockey, c'est un endroit pour tout joueur qui joue au hockey mineur où est-ce qu'ils peuvent continuer à développer leur talent et en même temps continuer leur éducation. Alors, c'est un endroit où est-ce qu'ils peuvent faire les deux, où est-ce qu'il y a pas vraiment de voyage, une marche de 30 secondes du dortoir à l'aréna et l'école. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Mais oui. [Des images vidéos d’étudiants de l’Académie à divers moments de la journée sont présentées.] [ANRDÉ SAVAGE:] [Narrateur] Alors, pendant la journée, il y a cinq blocs où est-ce que deux blocs, c'est sur la glace et dans le gym, et aussi trois blocs seulement la classe. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Donc, les élèves, ils viennent pas seulement de la région? [ANRDÉ SAVAGE:] Euh, non. Si vous regardez tous les drapeaux ici, ça, c'est toutes les régions d'où est-ce que les joueurs sont venus ici. [Les drapeaux de plusieurs pays et provinces canadiennes sont accrochés au plafond de l’aréna.] [ANRDÉ SAVAGE:] Quand tu as 13 à 17 ans, c'est pas tout le monde qui a cette expérience-là. Ils apprennent à connaître les différentes cultures et faire de bons amis de différentes parties du monde. [Plus tard, DIANDRA est devant les vestiaires de l’aréna.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Maintenant que j'ai mon jersey de l'école, je m'en vais rencontrer Alex Simard, un capitaine d'une des équipes de cette école. [Dans les vestiaires, DIANDRA interviewe ALEX SIMARD, capitaine des Widgets AAA U18 CIHA.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Et qu'est-ce que t'aimes le plus de cette école-ci? [ALEX SIMARD:] C'est vraiment spécial parce que j'ai la chance d'aller sur la glace comme une heure par jour, puis c'est pas tout le monde qui peut faire ça. Puis aussi de m'entraîner chaque jour, ça, ça m'aide aussi. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Puis t'es sur la glace, mais pas en ce moment, parce que tu as un plâtre. [ALEX SIMARD:] Non, c'est ça. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Qu'est-ce qu'il t'est arrivé? [ALEX SIMARD:] Donc, j'avais une partie, puis là, je me suis fait pousser, puis en tombant, il y a un autre joueur de l'autre équipe qui patinait de reculons puis il est tombé sur ma jambe. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] OK. Puis quand ça, ça arrive, qu'est-ce que tu fais vu que tu ne peux plus être sur la glace? [ALEX SIMARD:] Il y a quelqu'un qui prend soin des blessures, puis elle va me donner des exercices de physio. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Puis t'étudies plus, j'imagine. [ALEX SIMARD:] Oui, c'est ça. Puis beaucoup plus de temps pour faire des devoirs. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Oui. Et là, t'es en douzième, donc qu'est-ce que tu dirais que t'as appris dans l'académie que t'aurais pas nécessairement appris dans une autre école? [ALEX SIMARD:] Je vis pas à la maison en ce moment. Je vis au dortoir. [Des photos d’ALEX en compagnie de ses amis et coéquipiers sont présentées.] [ALEX SIMARD:] Et ça m'a appris à être plus mature puis plus indépendant, là. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Puis j'aimerais savoir ton rêve dans la vie, ce serait quoi? [ALEX SIMARD:] Bien, mon but, c'est de jouer professionnel. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Oui. Est-ce que t'aimerais être dans une équipe en particulier? [ALEX SIMARD:] Euh, Canadiens de Montréal, ce serait l'idéal, là. [Plus tard, DIANDRA et ALEX sont seuls sur la patinoire de l’aréna. DIANDRA patine maladroitement.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] D'accord. Là, il faut que je fasse un rond autour de toi pour essayer de freiner. [DIANDRA doit s’accrocher à ALEX pour s’arrêter.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] OK... Maintenant que j'ai été capable de freiner, je vais tenir le bâton comme tu m'as montré. [ALEX SIMARD:] Mets ta main jusqu'au bout. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] OK. Comme ça ici. [ALEX SIMARD:] Juste un peu plus haut. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Plus haut comme ça ici. [ALEX SIMARD:] Oui, c'est ça. [Un gardien de but garde le but devant DIANDRA.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Allô, gardien. Je pense que tu vas être capable d'arrêter ça. [DIANDRA s’approche très lentement de la patinoire. Par deux fois, elle lance mollement la rondelle vers le gardien, qui l’arrête sans difficulté.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Argh! Je suis tellement lente. [Riant] Je suis comme essoufflée en ce moment. [DIANDRA fait d’autres tentatives de tir ratées.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Bon, Alex, c'est mon dernier essai. Si je le rate, on conclut que le hockey, c'est pas pour moi, hein. [ALEX SIMARD:] Oui, c'est ça. [DIANDRA parvient à lancer la rondelle entre les jambes du gardien.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] T'as-tu vu ça? Je sais pas si t'as vu. [ALEX SIMARD:] Oui. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] OK, non. L'Académie de hockey, c'est la preuve, là, avec la détermination, un bon coach, on peut devenir meilleur. [ALEX SIMARD:] Oui, c'est ça. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Je pense que Tokyo 2020, on est là. On est là. [ALEX SIMARD:] Oui, mais pour l'instant, c'est les jeux d'été, ça. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Oh... Mais c'est pas grave. On va venir à l'Académie d'abord. Alright. Merci, Alex... J'ai fait un but! [PASCAL est dans le studio virtuel de FLIP. ALGOFLIP parle comme un commentateur de hockey.] [ALGOFLIP:] 8-3 Boston, Canadiens en 5, Sénateurs/Maple Leafs, 9-2 pour les Blue Jackets. Ça fait mal, ça. [PASCAL BOYER:] [S’adressant au public de l’émission] Bon, comme vous voyez, Algo, il est toujours pas mieux. [ALGOFLIP:] [Parlant comme un commentateur de hockey] Pascal s'approche de son prochain segment. Il s'avance... [PASCAL BOYER:] Pas sûr de comprendre. [ALGOFLIP:] Il s’élance... [PASCAL BOYER:] Mais non... [ALGOFLIP:] Il tire... Score! Et c'est le but. C'est le but! C'est le but! [D’une voix détraquée] C'est le but... [PASCAL BOYER:] Bien... [Cinq mots-clics sont présentés sous forme de constellation, dont «#Objectif» et «#Pointage». Trois d’entre eux sont reliés ensemble, allant de «#Score» à «#Scorbut» en passant par «#Scorbut».] [Intertitre:] [Dessine-moi le scorbut] [Un dessin animé débute. Dans ce dessin animé, PASCAL est couché sur une chaise de dentiste.] [ALGOFLIP:] Pascal, trouves-tu ça pratique d'avoir des dents? Savais-tu que pour pas les perdre, il faut que tu manges des oranges? C'est parce que la vitamine C qui se trouve dans les oranges est le meilleur remède pour éviter le scorbut, une maladie rare, mais fatale. [Un personnage ressemblant à une tête de mort s’approche d’une orange. Il reçoit une hache sur la tête et meurt.] [ALGOFLIP:] Donc, si tu veux pas avoir le scorbut, mange des oranges. Fin. [Un générique de fermeture défile à toute vitesse.] [ALGOFLIP:] Bien non, Pascal. C'est un peu plus compliqué que ça. [Le dessin animé reprend. Une balance est représentée à l’intérieur d’un corps humain. Sur un plateau de la balance se trouve du fer et sur l’autre des oranges.] [ALGOFLIP:] Tu vois, la vitamine C est essentielle au bon équilibre de fer dans ton système. Si ton niveau de vitamine C diminue, le montant de fer dans ton système risque d'augmenter. Ça, ça affecte le collagène, une protéine qui protège tes cellules contre les éléments externes. [Une protéine de collagène soulève le plateau de la balance, qui contient trop de fer, mais le plateau est trop lourd et la protéine se fait écraser.] [ALGOFLIP:] Si t'as rien compris, vois-le comme ça: quand t'as pas assez de vitamine C dans ton corps, tes cellules commencent à rouiller. C'est pour ça qu'un des premiers symptômes du scorbut est un affaiblissement des gencives et la perte des dents. [Dans la bouche d’un corps humain, les dents disparaissent.] [ALGOFLIP:] Les gencives sont faites d'un tissu très sensible. Si tu perds le collagène qui protège tes gencives, bien... tu perds tes dents. Le scorbut peut entraîner la mort. Je t'évite les pires détails, mais imagine que tu laisses un poulet entier pourrir sur le comptoir de la cuisine pendant plusieurs semaines. [Le personnage de la Grande Faucheuse regarde un poulet se décomposer sur un comptoir.] [ALGOFLIP:] Bon. Là, remplace le poulet par un être humain. Ça donne une bonne idée de ce que c'est, mourir du scorbut. Cette maladie existe depuis toujours. Elle est surtout présente pendant la période d'exploration maritime du seizième et dix-septième siècle. Les marins n'avaient pas souvent accès à des fruits frais, la meilleure source de vitamine C. [Sur une carte du monde, un navire part de l’Europe pour se rendre au Canada.] [ALGOFLIP:] Pendant leur premier voyage au Canada, en 1534, on estime que plus de 100 hommes à bord des navires de l'explorateur Jacques Cartier souffrent de scorbut. [Dans le navire, un homme atteint du scorbut meurt.] [ALGOFLIP:] Au début des années 1800, en Europe, on cesse d'allaiter les nouveau-nés pour leur donner du lait de vache. Le problème, il y a pas de vitamine C dans le lait de vache. Alors, en 1883, on découvre la maladie de Barlow, le scorbut version bébé. [Un personnage de petite tête de mort s’approche du personnage de tête de mort.] [ALGOFLIP:] On règle le problème en ajoutant du jus d'orange au lait de vache. [Du jus d’orange est ajouté à une pinte de lait.] [ALGOFLIP:] Ah... Jus d'orange. Le scorbut existe encore aujourd'hui, mais c'est une maladie rare. [PASCAL est au restaurant. Le ressuer est le personnage de tête de mort.] [ALGOFLIP:] Une simple alimentation bien équilibrée peut te protéger. Donc, le matin, plutôt que de boire du lait au chocolat, prends un verre de jus. Ça pourrait t'éviter de devenir un poulet qui pourrit sur le comptoir. [À la table d’à côté, la Grande Faucheuse a un poulet pourri sur la table.] [Le dessin animé se termine. PASCAL est dans le studio virtuel de FLIP.] [ALGOFLIP:] [D’une voix grave] En 1992, je me souviens, j'étais Ti Algo puis je vivais dans le coin du Dubreuilville. [PASCAL BOYER:] Mais non, mais ça se peut pas, Algo. Là, Dubreuilville, encore aujourd'hui, ils ont même pas Internet haute vitesse. [ALGOFLIP:] [D’une voix prétentieuse] Savais-tu que Dubreuilville, c'est la ville dans la pièce Lavalléville d'André Paiement? [PASCAL BOYER:] Il doit vraiment y avoir un moyen de te guérir, là. [ALGOFLIP:] [D’une aiguë] Il me semble que je mangerais une bonne crème glacée molle trempée dans le chocolat. [PASCAL BOYER:] Mauvaise idée, Algo. Oh! Oh, j'ai une idée. Accès: préférences système. [ALGOFLIP:] [D’une voix robotique] Accéder la bonne sève de bouleau. Menoum. [D’une voix détraquée] Menoum… [PASCAL BOYER:] La sève de bouleau? Non, non... Euh... Dernier téléchargement: retirer dernière mise à jour. [Un long bit se fait entendre et l’image s’éteint.] [VOIX DE PASCAL BOYER:] Oh-oh... [Un sketch débute. Dans la salle de réunion de FLIP, PASCAL et ses collègues cherchent une idée de sketch. PASCAL mange du yogourt à même le pot.] [FABIENNE LABBÉ:] Hé, gang, franchement! Jamais je croirais qu'on n'est pas capables de trouver un bon concept de sketch dans une cabane à sucre. [mot_etranger=EN]Come on[/mot_etranger]! [CATHERINE CORRIVEAU:] Bien, moi, j'ai peut-être une idée. Imaginez que c'est un bel après-midi puis il y a un gars qui se promène en forêt. [L’idée de CATHERINE est présentée. PASCAL se promène en souriant dans une forêt.] [Intertitre:] [Le gars dans la forêt] [CATHERINE CORRIVEAU:][Narratrice] Quand soudainement, il voit, hors du sentier, une chaudière accrochée à un érable. Puis là, le gars se demande s'il devrait aller goûter l'eau d'érable dans la chaudière. [PASCAL BOYER:] Je me demande si je devrais aller goûter à l'eau d'érable dans cette chaudière. [CATHERINE CORRIVEAU:][Narratrice] Pourtant sa mère lui avait toujours dit de ne pas s'éloigner du sentier quand il était en forêt. [PASCAL BOYER:] Pourtant ma mère m'a toujours prévenu de bien rester dans les sentiers lorsque je marche en forêt. [CATHERINE CORRIVEAU:][Narratrice] En s'approchant de la chaudière pour goûter l'eau d'érable, bien, sa langue s'accroche. Puis étant donné la température dehors, il reste pris. Et c'est comme ça qu'il a terminé le restant de sa vie, accroché à une chaudière dans le bois. Puis, bien, il est mort. [Personne dans l’équipe n’est impressionné.] [FABIENNE LABBÉ:] Langue collée sur une chaudière d'eau d'érable, c'est l'idée à battre. Quelqu'un d'autre. LP, je veux pas te mettre de pression, mais t'es scénariste. T'as rien? [LP DION:] Oui, oui, j'ai quelque chose, là. [L’histoire de LP est présentée. PASCAL et CAMILLE LAM sont debout, côte à côte, dans une forêt. Il leur visage est dénué d’expression.] [LP DION:][Narrateur] C'est un gars puis sa blonde, puis il fait vraiment beau. C'est vraiment une belle journée. On pourrait même dire que c'est une journée qui est fantastique. [Intertitre:] [Fantastique] [PASCAL BOYER:] [Neutre] Vraiment fantastique. [CAMILLE LAM:] [Neutre] Vraiment fantastique. [LP DION:][Narrateur] Là, il regarde vers le haut. Sur un arbre, il y a un oiseau qui est perché, puis c'était vraiment un bel oiseau. [Un faux oiseau est perché sur une branche d’arbre.] [LP DION:] [Narrateur] C'est un oiseau fantastique. [CAMILLE LAM:] [Neutre] Fantastique. [PASCAL BOYER:] [Neutre] Oui, c'est vrai. C'est un oiseau vraiment fantastique. [LP DION:] [Narrateur] Puis là, soudainement, ils se retrouvent avec de la tire d'érable. [Des sucettes de tire d’érable apparaissent dans les mains de PASCAL et de CAMILLE.] [LP DION:] [Narrateur] La tire, là, elle est super bonne. Elle est fantast… [L’action revient dans la salle de réunion. FABIENNE s’adresse à LP.] [FABIENNE LABBÉ:] Si tu dis «fantastique», je te fais manger tes bas. [LP DION:] [À voix basse] Fantastique. [COLLÈGUE:] Gang, on n'a rien. [FABIENNE LABBÉ:] Camille, toi? [CAMILLE LAM:] Oui. Moi, j'ai une idée. C'est une fois un gars qui est dans la forêt à côté d'une cabane à sucre. [L’histoire CAMILLE est présentée. PASCAL est dans la forêt et soit naïvement.] [Intertitre:] [Le projet Cabane à sucre] [CAMILLE LAM:] [Narratrice] Dans la forêt, il y avait plein de gens qu'on retrouvait morts, puis il voulait trouver la vérité à ce sujet-là. Donc, il se promène en forêt, seul, comme un gros cave équipé avec quelque chose de cave comme une boussole qui fonctionne pas puis une fourche de cave. Puis là, dans le fond du bois, il entend un bruit. Shpamongou... Shpamongou... Comme un cave, il s'aventure un peu plus loin pour retrouver la provenance du chuchotement. Il voit une silhouette. [Un personnage cagoule se trouve dans la forêt. PASCAL s’en approche.] [CAMILLE LAM:] [Narratrice] On peut pas voir son visage, mais on entend toujours son chuchotement. Shpamongou... Shpamongou... La silhouette se lance sur lui. Touche pas à mon goût! Touche pas à mon goût! [Le personnage cagoule attaque PASCAL.] [PASCAL BOYER:] Ah! [Dans la salle de réunion, CAMILLE marche à quatre pattes sur la table et s’avance vers PASCAL.] [CAMILLE LAM:] Avant que la silhouette n'en finisse avec lui, elle rapproche son visage du sien... Elle enlève son capuchon... [Dans l’histoire, le personnage cagoule enlève son capuchon. Il s’agit de CAMILLE.] [Dans la salle de réunion, CAMILLE est face à face avec PASCAL, qui mange toujours le yogourt.] [CAMILLE LAM:] …et elle lui dit: [Criant] «Touche pas à mon yogourt!» [PASCAL BOYER:] [Gêné] Excuse. [Sept mots-clics sont présentés sous forme de constellation, mais comme ALGOFLIP bogue, tous les mots-clics sont «#Indisponible».] [PASCAL BOYER:] [Narrateur] Sclinch engueuler sclinch dégueuler sclinch gueule sclinch bouche sclinch ferme-là sclinch porte sclinch silence. [mot_etranger=EN]My God[/mot_etranger]! [Intertitre:] [Éditos] [KRYSTEL DESCARY, dont le nom de compte Instagram est le @krysteldescary, regarde son téléphone.] [KRYSTEL DESCARY:] [mot_etranger=EN]Oh my God! Nice![/mot_etranger] Ma nouvelle photo, elle a eu 45 [mot_etranger=EN]likes[/mot_etranger] sur Instagram. Ouh, ouh, qu'est-ce qu'il se passe d'autre? [S’adressant au public de l’émission] OK. Ça n'a pas de sens, là. On n'est plus habitués d'être juste en silence, sans stimuli. On s'en rend pas compte là, mais on est tout le temps, tout le temps sollicités. OK, la preuve, si tu t'offrais un moment de silence absolu présentement, je pense que tu trouverais ça [mot_etranger=EN]awkward[/mot_etranger]. Tu me crois pas? OK. Je vais arrêter de parler pour dix secondes. [KRYSTEL reste silencieuse pour quelques secondes.] [KRYSTEL DESCARY:] Tu vois? C'est long, hein? Puis ça, c'était juste sept secondes. La vérité, là, c'est qu'on n'a jamais un moment réel de silence, parce qu'on n'est jamais vraiment tout seul. On est toujours en contact avec quelqu'un. Exemple, t'es au cinéma, là, puis là, tu l'entends, le buzz de ton cell qui vibre une fois, deux fois, trois fois. Eille! On ne peut même plus écouter un film sans avoir du FOMO. On devient des [mot_etranger=EN]junkies[/mot_etranger] de l'attention puis du bruit. On est accro à nos notifications puis à nos profils. Ça, là, ça, c'est inquiétant. Ça crée de l'anxiété, ça cause de la dépression, puis au final, bien, ça nuit à notre bonheur. Mais on n'a pas besoin d'être comme ça. Toi, t'as pas besoin de vivre comme ça. Trouve-toi des endroits où tu peux aller relaxer avec un minimum de bruit. Puis ça, là, ça, ça inclut aussi ton cellulaire qui t'avertit à chaque fois qu'un ami t'envoie un [mot_etranger=EN]tweet[/mot_etranger], un snap, un message, un email, un texto, un appel, un FaceTime... OK! C'est assez. Être toujours disponible, c'est toxique. Prends le temps d'éteindre ton cell, de décrocher puis de prendre du temps pour toi. Va faire du sport, va te perdre dans la nature, lis un livre. Au pire, là, relaxe sur ton lit à regarder ton plafond. Puis respire. [KRYSTEL inspire et expire profondément.] [PASCAL est dans le décor virtuel de FLIP.] [PASCAL BOYER:] Algo! [ALGOFLIP:] [Propos traduits du coréen] Oui, oui, je suis là! [PASCAL BOYER:] Ah, tu parles coréen maintenant? [ALGOFLIP:] [Propos traduits du coréen] Je ne sais pas. Je ne comprends pas. Je pense que c’est du coréen. [PASCAL BOYER:] Ah, bien, c'est peut-être que ton reboot est pas encore fini. [ALGOFLIP:] [Propos traduits du coréen] Peut-être. Entre-temps, peux-tu arrêter de crier? T’es pas mal bruyant. [PASCAL BOYER:] OK, c'est bon, mais si t'as besoin de quoi que ce soit, fais-moi signe. [Un nouveau reportage de DIANDRA GRANDCHAMPS débute, alors que celle-ci est devant un magasin de musique et s’adresse au public de l’émission.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Notre tête d'affiche s'autoproclame girl boss par excellence. Je rencontre Sarahmée. [À l’intérieur du magasin, DIANDRA rencontre la zappeuse SARAHMÉE, dont le nom de compte Instagram est le @sarahmeeo.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Salut, Sarahmée. [SARAHMÉE:] Salut. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Se forger une place dans l'industrie de la musique en tant que femme qui rappe en français, c'est presque impossible, mais cela ne l'est pas, parce que tu en es la preuve. C'est quoi le plus grand défi que tu dirais que tu as dû surmonter? [SARAHMÉE:] D'assumer la période de temps que ça a pris pour se rendre là. C'est beaucoup de persévérance, beaucoup de moments où tu veux abandonner, tu veux arrêter. Moi, ça m'est arrivé souvent. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Qu'est-ce que tu faisais dans ces moments-là pour te remettre dedans? [SARAHMÉE:] J'ai pas fait grand-chose pour me remettre dedans. Ça a duré plusieurs mois. En fait, ça a duré un an. Pendant un an, j'ai pas fait de musique vraiment. Puis après, je me suis juste... J'ai commencé à me crinquer. Je me suis dit: Bon, bien, je vais recommencer. J'ai changé ma manière de travailler. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Est-ce qu'il y a eu un moment où t'étais comme «OK, là, c'est parfait. Je me pète les bretelles. Je suis confortable.» ou il y a toujours un peu ce stress de devoir se surpasser dans l'industrie? [SARAHMÉE:] Je veux pas me péter les bretelles et j'aime pas ça vraiment, mais je te dirais qu'il y a pas longtemps, j'ai parlé avec mon équipe, puis j'étais comme: eille, on fait ça, on va faire ça, on fait tel spectacle, tel concert, on va là. Puis je dis: «Il faut qu'on prenne le temps d'assimiler qu'on a fait cette étape-là. Il y a un an, on n'était pas là. Il y a six mois, on n'était pas là. Il y a une semaine... Et là, si le téléphone sonne, soyons-en fiers, mais continuons de travailler. Ça, c'est sûr.» Il faut jamais s'asseoir sur ses lauriers. Jamais. Sinon après, quelqu'un peut te dépasser, fouh! Puis t'as rien vu aller. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] T'as fait une énorme campagne avec Sephora. T'as fait de la couverture de magazine. T'es visiblement hyper stylée. T'as habité au Sénégal, en Tunisie, bien sûr, au Canada. Puis tu sais, tous ces pays-là ont des standards de beauté différents. Fait qu'est-ce que ça a changé un peu ta perception de la beauté féminine? [SARAHMÉE:] Oui. Bien sûr que ça m'influence beaucoup. C'est sûr que, mettons au Sénégal, les critères de beauté sont différents d'ici. Par contre, les cheveux, c'est super important. Moi, quand je me suis rasé les cheveux il y a quelques années, j'ai beaucoup d'amis qui étaient comme: «Hein, tu t'es rasée? Pourquoi?» Parce que les filles, souvent, elles ont des extensions, tout ça. Fait que je suis comme: «Non, moi, je suis bien.» [DIANDRA met en évidence ses propres extensions dans ses cheveux.] [SARAHMÉE:] Non, mais c'est correct. Moi, je me suis longtemps fait ça. Longtemps j'ai eu les cheveux longs. Là, j'ai dit: «Non, je vais au [mot_etranger=EN]barbershop. That’s it[/mot_etranger].» [DIANDRA GRANDCHAMPS:] C'est vraiment [mot_etranger=EN]tough[/mot_etranger], surtout comme à l'école, au secondaire, là, t'es super exigeant avec ton apparence physique, fait qu'est-ce que t'aurais un conseil? [SARAHMÉE:] De garder ça simple. Moi, je pense que... Oui, c'est la base de tout. Moi, je pense que, tu sais, t'as une paire de [mot_etranger=EN]shoes, nice[/mot_etranger] propres. T'as un [mot_etranger=EN]pants go-to[/mot_etranger], t'as un haut qui te fait bien. Simple, simple, simple. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Oui, l'important, c'est d'être bien dans son corps. [SARAHMÉE:] Oui, d'être bien dans son corps, que ça te fasse bien, que tu sois à l'aise de bouger. Comme nous, là. Comme nous. On est confortables. [SARAHMÉE et DIANDRA font des gestes souples avec les bras.] [DIANDRA GRANDCHAMPS:] T'as déjà dit que t'aimeras ça un jour jouer du [mot_etranger=EN]drum[/mot_etranger]. Là, je sais pas si t'as remarqué, mais il y en a tout plein autour de nous. [SARAHMÉE:] Oui. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] Donc, est-ce que tu sais comment en faire maintenant? [SARAHMÉE:] Euh, je sais pas comment en faire, mais je veux essayer. [SARAHMÉE s’installe à une des batteries du magasin.] [SARAHMÉE:] J'ai dit que je voulais jouer du [mot_etranger=EN]drum[/mot_etranger]. J'ai pas dit que je savais jouer du [mot_etranger=EN]drum[/mot_etranger]. [SARAHMÉE tape sur les tabous de la batterie. Elle y va un peu au hasard. DIANDRA rit de bon coeur.] [SARAHMÉE:] Comme les rock stars. [DIANDRA GRANDCHAMPS:] C'est bon. C'est très bon. [SARAHMÉE:] C'est beau, merci. [Le reportage se termine. PASCAL est dans le studio virtuel de Flip.] [ALGOFLIP:] Pascal, je suis back. [PASCAL BOYER:] Oh, je suis tellement content que t'ailles mieux. [ALGOFLIP:] Oui. Je suis pas encore à 100%, mais ça s'en vient. [PASCAL BOYER:] Oui, oui, absolument. Tu dois te reposer. Si tu te sens assez fort, là, on pourrait peut-être appeler Marianne, hein. Elle aussi a dû apprendre à rien faire. [ALGOFLIP:] Bonne idée! [ALGOFLIP appelle MARIANNE ST-GELAIS, dont le nom de compte Instagram est le @body2. Le visage de MARIANNE apparaît sur un écran.] [MARIANNE ST-GELAIS:] Salut, vous deux! [PASCAL ET ALGOFLIP:] Allô! [ALGOFLIP:] Hé, Marianne, Algo a besoin d'apprendre à rien faire. Viens nous en parler ici. [MARIANNE ST-GELAIS:] Certain. [ALGOFLIP:] Attention, ça se peut que ça fasse mal. [MARIANNE ST-GELAIS:] Quoi? [MARIANNE est téléportée dans le studio virtuel] [ALGOFLIP:] Salut, Marianne. [MARIANNE ST-GELAIS:] Salut, Pascal. Ouais, l'arrivée a déjà été plus douce. [ALGOFLIP:] Oui, bien justement, Algo a besoin de ton aide, là. [PASCAL et MARIANNE s’assoient dans un coin du studio.] [MARIANNE ST-GELAIS:] Tu sais, Pascal, que moi, j'ai dû apprendre à rien faire? [ALGOFLIP:] Ah oui, hein? [MARIANNE ST-GELAIS:] Mon passé de sportive de haut niveau, ça faisait que, bon, j'étais perfectionniste, méticuleuse. Mon horaire était chargé, ça bougeait vraiment beaucoup. Puis quand j'ai pris ma retraite du monde sportif, bien, j'ai dû apprendre à ne rien faire. [Des photos de MARIANNE ST-GELAIS en pleine compétition de patinage de vitesse sont présentées.] [MARIANNE ST-GELAIS:] Puis j'ai trouvé ça dur au début, parce que j'avais l'impression que je perdais mon temps. [ALGOFLIP:] Ah, c'est clair. C'est clair. [MARIANNE ST-GELAIS:] Puis il faut que tu saches que dans le sport, le temps, c'est une perte de temps. [ALGOFLIP:] Euh... Non. Pas sûr de comprendre ça. [MARIANNE ST-GELAIS:] Bien, en gros, ce que ça veut dire, c'est que si je perds trop de temps sur quelque chose qui m'empêche de devenir une meilleure athlète, bien, là, j'ai perdu mon temps. [ALGOFLIP:] Ah! Là, je comprends. [MARIANNE ST-GELAIS:] Tu vois, comme en ce moment, je perds un peu mon temps. [ALGOFLIP:] C'est gentil beaucoup. [MARIANNE ST-GELAIS:] Puis en bout de ligne, quand j'ai pris le temps pour moi, bien, je me suis rendu compte que c'était un luxe d'avoir ce temps-là, tu sais. Puis tu sais qu'il y a pas d'âge pour apprendre à rien faire. À un moment donné, tout le monde a besoin de prendre une pause de ses obligations pour faire le plein d'énergie. Puis tu sais, maintenant, on consomme tout à la chaîne. Les séries, les vidéos YouTube... [PASCAL BOYER:] Le fameux [mot_etranger=EN]binge-watching[/mot_etranger], là. Tablette, télé... [MARIANNE ST-GELAIS:] Les activités, il faut commencer à prendre le temps de rien faire. [PASCAL BOYER:] Oui. [MARIANNE ST-GELAIS:] Puis les écrans, là, ça surcharge notre cerveau. Puis tu savais aussi que certains jeux ont les mêmes effets que la drogue. [ALGOFLIP:] Wow! Je savais pas ça. [PASCAL BOYER:] Oui, sérieux? [MARIANNE ST-GELAIS:] Mais je te dis. Mais aussi, il faut pas tout mettre dans le même bateau. Ça n'a pas juste des effets négatifs. Il y a certaines plateformes qui ont des bienfaits, puis c'est de super de belles plateformes en fait pour faire des apprentissages par exemple. [PASCAL BOYER:] OK. [MARIANNE ST-GELAIS:] fait, c'est juste une question d'équilibre. [PASCAL BOYER:] Hum-hum. [MARIANNE ST-GELAIS:] Une bonne façon de diminuer son stress, c'est de s'accorder un moment pour soi. L'important, c'est de s'arrêter, de voir à ses besoins, puis de les exprimer. [PASCAL BOYER:] OK. [MARIANNE ST-GELAIS:] Puis, tu sais, parfois, ça peut être aussi simple que faire de la méditation, être dans ses pensées... Peu importe. Je veux dire, tu fais quelque chose que t'aimes faire. [PASCAL BOYER:] OK. [MARIANNE ST-GELAIS:] Par exemple, moi, c'est le casse-tête. [PASCAL BOYER:] Ah oui? [MARIANNE ST-GELAIS:] Je te dis. Écoute, c'est pas rare qu'il y ait un casse-tête qui traîne à la maison. Je l'emmène en voyage, au chalet. [Une photo de MARIANNE faisant un casse-tête est présentée.] [MARIANNE ST-GELAIS:] C'est vraiment l'activité que j'ai trouvée qui faisait que je m'évadais puis que je me vidais complètement la tête. [PASCAL BOYER:] [Regardant le casse-tête sur la photo] Puis là, mettons qu'on regarde là, c'est-tu la petite sirène, ça? [MARIANNE ST-GELAIS:] C'est complètement la petite sirène. Moi, j'aime beaucoup les films de Disney. J'adore tout ça. [PASCAL BOYER:] Moi aussi. Je suis un gros trippeux de ça. [MARIANNE ST-GELAIS:] Donc, voilà. Moi, c'est mon univers. Je m'évade complètement là-dedans. Ç'a plusieurs bienfaits aussi. Là, tu vas me dire: «C'est sûr que ça donne une pause au cerveau de tous les défis du quotidien.» Tu as tout à fait raison. [PASCAL BOYER:] Bien oui. [MARIANNE ST-GELAIS:] Mais ça ralentit aussi le processus de vieillissement. [ALGOFLIP:] Ça se peut pas! [MARIANNE ST-GELAIS:] Je te dis. Ça diminue le stress. Ça diminue l'anxiété. Ça augmente en fait ta productivité. Ça peut renforcer le système immunitaire. [PASCAL BOYER:] Y'a quelque chose que ça fait pas? [MARIANNE ST-GELAIS:] Écoute, il y en a tout plein. J'en oublie sûrement, tu sais. Et mon cher Pascal, si je te dis le mot «niksen», qu'est-ce que ça te dit? [PASCAL BOYER:] Oui, bien, c'est un type de patin pour le hockey sur gazon. [MARIANNE ST-GELAIS:] Ah-ah-ah... Non. C'est pas tout à fait ça. En fait, c'est un concept qui vient des Pays-Bas. Et en néerlandais, ça veut dire «rien». Fait que c'est leur façon à eux de vraiment... Bien, en fait, faire, vivre... là, absolument rien faire. [PASCAL BOYER:] OK. [MARIANNE ST-GELAIS:] Puis en gros, là, c'est aussi simple que regarder les gens passer dans la rue, contempler un paysage, des animaux, regarder vers le ciel. C'est aussi simple que ça, puis c'est des petits gestes qui, en bout de ligne, ont un bien sur la santé mentale. [PASCAL BOYER:] Wow! [MARIANNE ST-GELAIS:] Je te le dis. On prône beaucoup le lâcher-prise et on pousse vraiment ça à un autre niveau. C'est-à-dire que non seulement on veut faire vivre le lâcher-prise... Ah non, le lâcher-prise... En fait... [PASCAL BOYER:] Le «niksen». [MARIANNE ST-GELAIS:] Le rien faire. Tout à fait, exactement. Mais on veut aussi le faire en ressentant aucune culpabilité. [PASCAL BOYER:] Hum-hum... [ALGOFLIP:] OK, mais pourquoi? [MARIANNE ST-GELAIS:] Bien, en fait, ça a plusieurs bienfaits. Un, sur le corps, c'est certain. Mais c'est surtout que ça relâche le stress du quotidien puis c'est ce qu'on veut. [PASCAL BOYER:] Hum-hum... Fait qu'il y a une différence entre lâcher prise puis juste rien faire. [mot_etranger=EN]right[/mot_etranger]? Parce que le lâcher-prise inclut justement la notion de pas se sentir coupable de rien faire. J'adore ça. [MARIANNE ST-GELAIS:] Tout à fait. Tu vois, t'as une belle base. [PASCAL BOYER:] Oui, tranquillement pas vite. [MARIANNE ST-GELAIS:] T'es tout là. Alors, l'idée en gros, c'est d'atteindre un état de calme et de tranquillité. On peut pratiquer entre 10 à 15 minutes par jour. Et ce qu'il est important de se rappeler, c'est qu'il faut faire le vide absolu total dans sa tête. Et si on le fait un peu tous les jours, bien, c'est vraiment à long terme qu'on va voir les bienfaits. Et là, je te vois venir avec ta petite question. Tu me dis: Marianne, est-ce qu'on peut le pratiquer à deux? [PASCAL BOYER:] Oui. [MARIANNE ST-GELAIS:] Absolument, garçon. Absolument. C'est toi qui décides des règles du jeu. Par contre, aucune interaction sociale. Parce que ça, ça stimule le cerveau, puis c'est totalement ce qu'on veut... [PASCAL BOYER:] Big no no. [MARIANNE ST-GELAIS:] Et voilà. On veut pas ça. On veut l'ignorer complètement, le cerveau. Alors, moi, j'ai comme un petit défi à vous donner. À toi, mais aussi à tout le monde, là, à la maison. Pourquoi on n'intègre pas un peu plus de «niksen» dans notre vie à partir de maintenant? [PASCAL BOYER:] Ah... À partir de maintenant, j'en fais la promesse, je vais essayer d'intégrer du «niksen» dans ma vie. Gros merci, Marianne. Je suis convaincu qu'Algo a appris un truc ou deux, hein. [PASCAL BOYER:] Tu peux être certaine. [PASCAL BOYER:] Bon, on va te laisser te reposer, Algo. [S’adressant au public de l’émission] Si c'est pas déjà fait, suivez-nous sur toutes nos plateformes, Instagram, YouTube, Facebook, pour des contenus exclusifs, des photos de coulisses puis des questions de bedaine. [ALGOFLIP:] Eille, cette semaine, malgré tout, on est passés de #rockland à #fairedubruit. [PASCAL BOYER:] Comme quoi, quand on s'embarque sur l'algorithme, on sait jamais où on va finir, mais l'important, c'est de se moucher quand t'as la guédille au nez. Bonne semaine, tout le monde. [MARIANNE ST-GELAIS:] Bye, là. [PASCAL BOYER:] Algo, ferme le show. [Générique de fermeture

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